Partout ! Nous nous trouvons exposés en permanence dans notre quotidien à de multiples champs électriques et magnétiques. Certains sont d’origine naturelle, d’autres sont créés par les activités humaines, et notamment par le transport et la distribution de l’électricité, mais aussi toutes les applications consommatrices d’électricité.

LES CHAMPS ÉLECTRIQUES ET MAGNÉTIQUES NATURELS

Bien qu’aucun de nos sens ne nous en offre une perception directe, le champ magnétique terrestre est omniprésent sur notre planète. Pour constater sans ambiguïté son action, il suffit de consulter une boussole. Phénomène également connu (la sagesse populaire ne dit-elle pas : il y a de l’électricité dans l’air ?) : les nuages d’orage accumulent de fortes charges électriques et génèrent donc des champs électriques. S’ils croissent au-delà d’une certaine valeur, l’air ne sera plus suffisamment isolant, avec pour résultat qu’un arc électrique se forme et vient décharger cette électricité à la terre : c’est la foudre. A noter que les paratonnerres utilisent aussi le champ électrique car ils créent des déformations locales du champ ce qui favorise l’accrochage de la foudre.

A NOUVELLES HABITUDES DE VIE, NOUVEAUX CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES

Si les hommes préhistoriques se trouvaient exclusivement soumis à des champs d’origine naturelle, nos habitudes de vie ont donné naissance à de nouveaux champs électromagnétiques. Et tous ne sont pas liés aux lignes électriques ! Pour prendre un exemple trivial, le frottement de la semelle de nos chaussures sur une moquette provoque l’apparition de charges électriques et donc… d’un champ associé. Il est de faible valeur et reste imperceptible sauf en cas de contact avec un objet conducteur comme une poignée de porte, etc. qui provoque une décharge spontanée d’électricité statique, qui peut provoquer une sensation désagréable. Attention cependant, il s’agit là d’un effet indirect.

LES CHAMPS GÉNÉRÉS PAR LES ÉQUIPEMENTS ÉLECTRIQUES

Le réseau électrique est à l’origine d’un autre type de champs électromagnétiques, qui fait partie de la famille des champs d’ « extrêmement basse fréquence » (de 1 à 300 Hz). Leur fréquence est en effet de 50 Hz, bien plus faible que celles des ondes radio par exemple.

Chaque appareil électrique connecté à une prise électrique 230 V devient ainsi une source de champ électrique et/ou magnétique. La valeur de ces champs sera fonction de la taille de l’appareil et des composants électriques à l’intérieur. D’une manière générale, les plus fortes valeurs de champ seront mesurées au contact d’appareils compacts à moteur électrique comme le rasoir, le sèche-cheveux ou encore l’outillage électrique portatif.

Les champs électriques et magnétiques générés par une ligne à haute tension dépendent de la géométrie de cette ligne et du courant transporté par celle-ci, lequel varie en permanence en fonction de la consommation d’électricité (par exemple, il y a moins de consommation la nuit que le jour).

Si les champs électriques et magnétiques varient d’un appareil à un autre, on peut indiquer, en ordre de grandeur, qu’un appareil domestique, donc alimenté en 230 V, peut émettre quelques dizaines de V/m au contact. C’est du même ordre que le champ électrique 50 Hz mesurable à quelques dizaines de mètres d’une ligne à haute tension.

Pour ces mêmes appareils électriques domestiques, le champ magnétique 50 Hz peut par contre atteindre quelques dizaines, voire centaines de microteslas (µT) au contact car la source de champ (par exemple un moteur électrique) peut se situer sous un mince capot plastique. Réciproquement, le champ magnétique au plus proche d’une ligne à haute tension est de quelques µT.